L’adage « Mieux vaut prévenir que guérir » est bien connu mais comment s’applique-t-il aux services de secours ?
Pour assurer la sécurité des citoyens, des mesures préventives doivent être mises en œuvre contre les risques tels que : les accidents nucléaires, chimiques et biologiques ou encore l’incendie et l’explosion.
Etant donné que les règles suivent les progrès scientifiques et que les actions se basent sur les meilleures pratiques, la prévention s’illustre par la mise en œuvre de normes de base.
Adopter des mesures pour éviter un risque de dommages importants est la mission principale de la direction prévention et bâtiments. Pour renforcer cette action, la Direction générale investit notamment dans la recherche.
Trois fonds illustrent l’effectivité de ce mécanisme de prévention : le Fonds Seveso, le Fonds nucléaire et le Fonds de la sécurité pour la prévention et la lutte contre l’incendie et l’explosion.
L’Etat fédéral est responsable de l’élaboration de normes de base en matière de prévention des incendies.
En fonction de leurs compétences respectives, les régions, les communautés et l'autorité fédérale peuvent compléter ces normes par des règles spécifiques.
Le Conseil supérieur de la sécurité contre l’incendie et l’explosion joue un rôle de conseil. Il doit émettre des avis sur chaque projet d’arrêté fédéral et proposer des mesures.
Le Fonds de la sécurité pour la prévention et la lutte contre l’incendie et l’explosion finance la formation professionnelle, la recherche et l’information ainsi que la couverture de dépenses en ce domaine.
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La Direction générale a pour mission de prévenir les accidents majeurs impliquant des substances dangereuses et d’en limiter les conséquences tant pour l’être humain que l’environnement.
Des obligations strictes sont imposées aux industries qui présentent un risque élevé d’accident majeur.
Les exploitants de ces entreprises doivent également alimenter le Fonds Seveso. Ce fonds couvre les investissements de la Direction générale consacrés au matériel nécessaire aux interventions qui impliquent des produits dangereux. Il est également utilisé pour entretenir le matériel et réaliser des études.
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En cas de catastrophe nucléaire ou radiologique, l’Etat a prévu un plan d’urgence.
Ce plan permet :
- de coordonner les mesures de protection en cas de situation d’urgence menaçant le territoire belge ;
- d’établir les missions et les compétences de chaque intervenant.
Afin de couvrir les frais d’exécution de ce plan, il existe un Fonds nucléaire qui est alimenté par les redevances des producteurs d’énergie nucléaire.
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Le plan d’urgence détermine les compétences de toutes les parties impliquées en cas d’urgence nucléaire ou radiologique.
La gestion de cette planification d’urgence est une compétence partagée entre la Sécurité civile et le Centre de crise du SPF Intérieur. La Direction générale de la Sécurité civile est plus particulièrement chargée du caractère opérationnel de la planification.
Il y a eu, ces dernières années, de nombreux changements dans l’organisation de la planification d’urgence. En vertu du nouvel arrêté royal du 16 février 2006 (Pdf 59 Ko), les anciens plans d’urgence seront à terme remplacés par les plans d’urgence et d’intervention (généraux et particuliers), les plans monodisciplinaires d’intervention et les plans internes d’urgence.
La planification d’urgence et d’intervention existe aujourd’hui sur trois niveaux : communal, provincial et fédéral.
- Les gouverneurs de province sont responsables de l’approbation des différents plans communaux d’urgence et d’intervention.
- La Direction générale de la Sécurité civile est chargée des plans provinciaux, en concertation avec la Direction générale du Centre de crise.
- Le Centre de crise élabore – également en collaboration avec la Sécurité civile – les plans fédéraux d’urgence et d’intervention.
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